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LE VELO D’OLT EN SAVOIE
C’est à Bourg-St-Maurice, en Savoie, que les membres du Vélo d’Olt ont effectué leur traditionnelle sortie annuelle de la fin août. 19 personnes s’étaient donné rendez-vous dans cette petite ville, au cœur de la Haute Tarentaise, carrefour des vallées de l’Isère et des Chapieux et du col du Petit-St-Bernard qui conduit en Italie. Comme chaque année, l’organisation fut irréprochable et la beauté sauvage des montagnes alpestres ravit l’ensemble des participants. La première escapade conduisit les cyclistes marmots, par un temps incertain mais finalement clément, vers le Col de La Madeleine, franchi en juillet par les coureurs du Tour de France. A partir de La Léchère, la route monte en corniche et traverse des villages pittoresques comme Celliers ou La Thuile. Les derniers kilomètres, plus pentus et rendus plus éprouvants par le vent, longent des alpages escarpés où paissent les troupeaux d’Abondance. Après 28 km d’ascension, le col, à 1984 m d’altitude, offre un vaste panorama sur le massif du Mont Blanc au Nord et les Ecrins au Sud. Le lendemain matin, seuls les plus téméraires osèrent braver des conditions météorologiques indécises pour accéder à la station des Arcs 1800, base d’un des plus grands domaines de ski des Alpes. L’après-midi, tout le groupe se lançait dans la vallée encaissée et boisée des Chapieux qui relie la Tarentaise au Beaufortin. Tout au long de l’ascension (20 km) en lacets et en paliers, la route longe un torrent impétueux jusqu’à accéder à un vaste vallon, confluent du Torrent des Glaciers et du Versoyen. Les derniers kilomètres au cœur des alpages permettent d’atteindre le Cormet de Roselend, à 1965 m d’altitude, vaste dépression qui frappe par son immense solitude pastorale sans arbres, parsemée de rocs. Malheureusement, la brume qui enveloppait le sommet ne permit pas de profiter pleinement du panorama que l’on imaginait grandiose ! La météo maussade interdit la poursuite de la randonnée et ce fut le retour vers Bourg-St-Maurice.
Le dimanche matin, cap à l’Est
vers l’Italie pour la montée vers le col du Petit St Bernard. Le ciel était
enfin clair, mais la température fraîche. Temps idéal pour faire du vélo, même
si à 2188 m d’altitude, la température ne dépassera pas 6°C. Mais on n’en était
pas encore là, il y avait 30 km d’ascension à effectuer. Certes, la pente est
peu accentuée, mais c’est long ! Dès le départ, les lacets s’élèvent
régulièrement, dévoilant peu à peu le bassin de la Haute Tarentaise que domine
le Mont Pourri, de plus en plus imposant au fur et à mesure que l’on monte.
Après La Rosière, coquette station de ski d’où se dévoile, par-delà la vallée de
l’Isère, un grandiose panorama sur le massif de la Vanoise, on pénètre dans une
combe sauvage parsemée d’éboulis rocheux. Quelques troupeaux d’Abondance
paissent dans ces alpages. Au col, balayé par un fort vent du Nord, la statue de
St Bernard accueille les nombreux cyclistes et les randonneurs. Le versant
italien du Mont Blanc domine le paysage. En face, c’est l’Italie, mais il
fallait rester en France, redescendre dans la vallée. Quelques heures plus tard,
c’était le retour vers St Geniez.
Encore une fois, la sortie annuelle du Vélo d’Olt aura tenu toutes ses promesses. L’an prochain, à l’Ascension, le Pays Basque En Août, rien encore de défini. Mais le Vélo d’Olt a encore des projets en rayon ! La Rand’Automne VTT aura lieu le dimanche 10 octobre (réunion le 16 septembre). L’Assemblée Générale du Vélo d’Olt aura lieu le samedi 23 octobre au Centre Social de St Geniez. Elle sera suivie du repas du club ouvert à tous. Participation de 10 € par personne. Réservation avant le 17 octobre au 05 65 47 82 73 (après 19 h) ou au 05 65 47 45 80.
Les MARMOTS du VELO D’OLT à la « Primavéra » MILAN-SANREMO 2010
Un magnifique voyage et séjour organisés par Deltour Autocars a permis aux Marmots du Vélo d’Olt, de passer 3 jours sur les bords de la Riviera entre Fréjus et San Rémo avec aux menus sport, tourisme, convivialité et bien sûr d’assister à l’arrivée de la Milan- San Rémo. Vendredi après un voyage de Saint Geniez d’Olt à Fréjus, mise en jambes pour tous, l’Estérel par le bord de mer avec un ancien Marmot comme guide, Stéphane d’Hondt jusqu’à Cannes, un avant goût des vacances ensoleillés, puis Nice-Menton par les plages, installation dans nos chambres à l’hotel RIVA en soirée. Samedi matin, départ matinal vers l’Italie : Menton,Vintimille, SanRemo, San Lorenzo et retour à Menton, 105Km avec 35 Km sur le parcours final de la course Milan- SanRémo avec les cotes mythiques que sont la Cipressa (5,8km à 9%) puis le Poggio (3,8km à 8%) et le final sur la « lungomare » lieu de l’arrivée en bord de mer, en lieu et place de la célèbre via Roma des années précédentes. Samedi après midi, nous avons assisté à l’arrivée de la course sur la ligne d’arrivée entourés de tifosi clamants les noms de Garzelli, Pétacchi, Pozzato,…, et en final le vainqueur Oscar Freire. Nous avons retrouvé et partagé un moment avec un marmot : François Xavier Blanc de la société MAVIC, partenaire de la course (les célèbres voitures jaunes de dépannage des coureurs). Dimanche matin, une sortie courte mais d’anthologie, la montée du col de la MADONE, si cher à Lance Amstrong ,13km d’ascension avec des portions à 10, 12 et même 16 %, pour découvrir la statue de la Madone et sa légende et bien sur l’arrière pays avec la Turbie et le Pays Niçois. L’après midi, retour vers Saint Geniez d’Olt, tous rassasiés de vélos, de paysages, d’anecdotes, de souvenirs, de moments rares. Un séjour qui laissera à tous de très bons souvenirs et un grand merci à Bruno Deltour pour la parfaite organisation .A bientôt les Marmots du Vélo d’Olt! Jean.
LES MARMOTS EN AUVERGNE
Après le Vercors avec
Vassieux en août 2008, les membres du Vélo d’Olt avaient choisi l’Auvergne pour
leur traditionnelle sortie de fin d’été. 17 personnes se sont retrouvées le
dernier week-end du mois d’août à Lac-Chambon, petit village auvergnat situé au
cœur des montagnes à près de 900 m d’altitude, en bordure du lac volcanique du
même nom.
Durant 3 jours, les cyclistes
marmots ont parcouru le massif du Sancy voisin sur des routes en excellent état.
La campagne très verte, l’herbe abondante contrastaient vivement avec les
paysages aveyronnais. La route, le plus souvent entre 900 et 1200 m d’altitude,
offre au regard de vastes panoramas et l’on se régale à pédaler entre les murs
de basalte, au milieu des herbages que l’on croirait aubraciens ! Besse, St
Nectaire et sa belle église romane, La Bourboule et ses thermes, Le Mont-Dore,
le lac d’Aydat, Murol et son château, les cols de la Croix Morand et de la Croix
St Robert auront été les hauts lieux d’une sortie en tous points réussie.
L’ascension du Puy de Dôme (6 km à 12%) restera gravée dans toutes les mémoires,
tellement la pente est raide ! Bravo à Thierry pour son organisation toujours
impeccable. Les destinations 2010 sont encore à l’état de projet.
LES MARMOTS DANS LE VERCORS
Durant 3 jours, les
cyclistes marmots ont parcouru d’est en ouest et du nord au sud ce haut plateau
calcaire sur des routes en excellent état. Ici, pas de grands cols réputés, mais
une succession de montées et de descentes rarement très longues et le plus
souvent sous les ombrages des forêts de hêtres et de résineux. On est toujours
entre 1000 et 1400 m
d’altitude et l’air est plutôt vivifiant. Les hautes falaises qui bordent le
plateau entaillé par les affluents de l’Isère offrent des
LE VELO D’OLT AU SOLEIL DE NICE
La première sortie a conduit les Marmots d’abord vers l’Ouest, dans les Gorges du Cians. Au départ de Touët, la route, en forte montée, se glisse au fond d’un défilé sinueux entre d’abruptes parois de calcaire. Plus haut, c’est dans le schiste rouge que le torrent a creusé son lit. L’itinéraire, s’élevant progressivement, tantôt borde, tantôt domine le cours d’eau qui dégringole en paliers successifs. On arrive ainsi à Beuil, agrippé comme un nid d’aigle à sa colline, dominé par les sommets enneigés. La chaussée lézarde ensuite à flanc de côteau jusqu’à la station de Valberg à 1670 m d’altitude. Là, le panorama du Mercantour est immense ! La descente vers Guillaumes s’effectue en douceur et c’est le retour par les Gorges de Daluis. La route sinueuse dévale en corniche le Var en dominant de très haut ses eaux vertes et limpides. A Entrevaux, fortifiée par Vauban, il faut de nouveau pédaler avec l’ascension des petits cols de Félines, de Trébuchet et de St Raphaël sous les agréables sous-bois de pins. Puis c’est le retour vers Puget-Théniers et Touët après une belle randonnée de 125 km.
Le lendemain, cap au sud vers
Carros, Gattières et St Jeannet, petits villages pe
Le 3ème jour, c’est un
aller-retour vers le Col de Turini qui est proposé aux cyclistes marmots. Départ
vers les villages perchés de La Roquette sur Var, Levens et Duranus sur une
petite route escarpée qui domine, par endroits de façon vertigineuse comme au
« Saut des Français », la Vésubie, puis retour dans la vallée et accès au col
après Lantosque. Plus de 15 km de long, plus de 7% de pente moyenne, sans être
un « monument », ce col, emprunté presque chaque année par le Rallye de Monte
Carlo, rarement par le Tour de France, se mérite à la force du jarret, d’autant
plus que la chaleur est de la partie ! Les lacets innombrables permettent de
découvrir, au fur et à mesure que l’on s’élève, toute la bande littorale. Le
retour à Gilette par les Gorges de la Vésubie cette fois est de tout repos au
terme d’une randonnée ensoleillée de 100 km. Au matin du dernier jour, après une sympathique mise en jambes le long de la Vésubie, c'est la montée vers le magnifique village médiéval d’Utelle, puis l’ascension jusqu’à la Madone d’Utelle, sanctuaire construit sur un plateau offrant un panorama d’une rare ampleur ! Le retour s’effectue sur des routes de montagne pentues et escarpées qui conduisent à la vallée de la Tinée. Superbe balade de 80 km appréciée à sa juste valeur par tous les cyclistes. Une fois de plus, la sortie de printemps du Vélo d’Olt aura comblé les participants par la qualité des parcours proposés et l’excellence de l’organisation. Elle a su lier la pratique sportive et la découverte d’une magnifique région, pour le plus grand plaisir des pédaleurs, de leurs épouses et de leurs enfants. Prochaine sortie fin août à Vassieux en Vercors.
LES MARMOTS DANS LES PYRENEES
Mais
pour les Marmots, point d’affections ORL ou de troubles de la circulation
sanguine à traiter, c’est la forme, la grande forme ! Les nombreux cols
escaladés par les coureurs du Tour de France se dressaient sous les roues des
Marmots, il ne s’agissait pas de fléchir ! C’est
d’abord vers la station de ski du Hautacam que les Marmots se dirigeaient. Une
ascension irrégulière de 16 km à 7,7% de moyenne avec de longs passages à
plus de 10%, plus douce sur le final à 1650 m d’altitude. Le sommet est le
domaine des chevaux, des vaches et des moutons à l’estive, au milieu des
landes de bruyères. Pas mal pour une mise en bouche !
Mais
les meilleures choses ont une fin : l’heure du retour approche. Cette
sortie, remarquablement organisée, aura ravi l’ensemble des participants.
Entre les diverses randonnées, cyclistes ou pédestres, les visites et les
festivités de toutes sortes, chacun aura apprécié cet ultime week-end d’août.
En mai prochain, direction Nice.
LE
VELO D’OLT A ANNECY
Pour leur première sortie, les pédaleurs
prenaient la direction du sud en longeant le Lac d’Annecy sur l’une des
innombrables pistes cyclables que l’on trouve dans et autour de cette ville.
Excellente mise en jambes avant les choses sérieuses qui débutaient par
l’ascension du Col du Marais, plutôt facile, puis le Col de la Croix Fry,
beaucoup plus sévère. La route suit la vallée de Manigod parcourue par le
Fier, affluent du Rhône. Vallée bucolique avec ses vieux chalets échelonnés
sur des pentes coupées de rideaux de sapins ou plantées de vergers. Au sommet
(1477 m), au milieu des remontées mécaniques, la vue porte sur les crêtes
inclinées de la Chaîne des Aravis.
Pour clôturer
le séjour en beauté, la dernière randonnée offrait le tour du Lac d’Annecy
aux Marmots. Un seul petit écart, mais de taille, le Col de La Forclaz :
montée extrêmement sévère, 8 km à 8,2% de moyenne, plusieurs kilomètres à
10% ou plus, et au sommet, un beau panorama sur les sommets des Bauges, Annecy
et son lac. Retour en descente par Talloires et Menthon, la boucle était bouclée,
les valises aussi ! Prochaine sortie fin août à Luz St Sauveur, dans les
Hautes-Pyrénées. Compte-rendu et photos sont disponibles sur le site web du Vélo d’Olt à l’adresse suivante : http://perso.wanadoo.fr/velodolt/
SORTIE ROSAS PLUS QUE 8 JOURS POUR S'INSCRIRE ! LA CÔTE VERMEILLE SUR 2 JOURS LES 17 ET 18 MARS. PROGRAMME : DEPART EN CAR TT CONFORT 7H ST GENIEZ. AMBIANCE GARANTIE. ROSAS HEBERGEMENT HÔTEL 3 ETOILES. REPAS GASTRONOMIQUE. PROGRAMME VELO PERSONNALISE :
ROUTES EN ENROBE, PAS DE VOITURES, METEO AGREABLE. POUR LES ACCOMPAGNATEURS, BALADES A COLLIOURE, PORT-VENDRES, BANYULS, CERBERE...
La
première escapade conduisit les cyclistes marmots, sous un soleil estival, vers
le Col de La Colombière qui culmine à 1613 m d’altitude. Au fur et à mesure
de l’ascension, on domine, à travers châtaigniers et vergers, la plaine de
l’Arve et Cluses, puis la gorge boisée du Foron. Après Le Reposoir, les
derniers kilomètres sont de plus en plus éprouvants, mais, au sommet, le
regard embrasse la Chaîne des Aravis et les aiguilles rocheuses de la Pointe
d’Areu à Pointe Percée.
Impossible
de quitter Morzine sans escalader le Col de Joux-Plane, présenté comme l’une
des plus difficiles ascensions du dernier Tour de France. On se souvient du numéro
réalisé par Floyd Landis lors de cette étape. Les Marmots, dopés à
l’aligot, montèrent moins vite, prenant le temps d’admirer les splendides
paysages. Dès Samoëns, au pied du col, la pente ne laisse aucun répit, et on
prend très vite de l’altitude pour dominer sans tarder la verte vallée du
Giffre. Les arbres fruitiers, les vieilles fermes typiques, les sous-bois puis
les alpages avec leurs vaches Abondance, jalonnent le parcours où, au sortir
d’un virage, on devine le Mont
Encore une fois, la sortie annuelle du Vélo d’Olt aura tenu
toutes ses promesses. L’an prochain, les Alpes Maritimes, ou l’Auvergne, ou. .. ?
Le Vélo d’Olt a encore des projets en rayon ! L’Assemblée
Générale du Vélo d’Olt aura lieu le 14 octobre au Centre Social de St
Geniez. Elle sera suivi du repas du club ouvert à tous. Participation de 10 €
par personne. Réservation avant le 7 octobre au 05 65 47 82 73 (après 19 h) ou
au 05 65 47 45 80.
LE
VELO D’OLT SUR LA CROISETTE La sortie de printemps 2006 du Vélo d’Olt s'est déroulée le week-end de l'Ascension et a rassemblé 24 participants. Et ce n’est pas pour monter les marches du festival de Cannes que les Marmots ont choisi St Raphaël comme camp de base. C’est plutôt parce que cette jolie station balnéaire présente, entre Maures et Esterel, de belles possibilités de randonnée sous un soleil agréable.
Le 3ème
jour, nouvelle randonnée au départ de Roquebrune toujours dans le Massif des
Maures, mais plus au nord cette fois-ci, vers Seillans, le Col de St Arnould et
de pittoresques villages perchés. Ainsi, la place de Bargemon avec sa jolie
fontaine invite-t-elle davantage à un reposant apéritif sous les platanes qu'à
une randonnée cycliste sous le soleil, mais la pause pique-nique est pour plus
tard, au Muy exactement.
Au matin du dernier jour, après une sympathique mise en jambes le long de la Corniche d’Or, c'est la montée au coeur du Massif de l’Esterel à partir du Cap Roux en suivant une route forestière interdite aux automobiles. Et après une sévère rampe à 15%, c'est le sublime panorama depuis le Rocher de St Barthélémy. La mer est turquoise. Sous les falaises ocres, on domine la côte découpée de caps, baies, calanques de porphyre rouge. Puis, c'est un parcours rare au gré d'une route sinueuse qui serpente dans les solitudes rocheuses et boisées. Après les cols de Belle-Barbe et du Mistral, c’est le retour vers St Raphaël, les voitures, les golfs, la civilisation…
Cette sortie du Vélo d’Olt a comblé les participants par la qualité des parcours proposés et l’excellence de l’organisation. Elle a su lier la pratique cycliste et la découverte d’une magnifique région, pour le plus grand plaisir des pédaleurs, de leurs épouses et de leurs enfants. Prochaine sortie début septembre à Taninges, en Haute-Savoie.
LE VELO
D’OLT SUR LE TOIT DE L’EUROPE
C’est à Barcelonnette, dans les Alpes de Haute-Provence, que les membres du Vélo
d’Olt ont effectué leur traditionnelle sortie annuelle. 15 personnes s’étaient
donné rendez-vous dans cette petite ville, à l’allure déjà toute méridionale,
au cœur de la vallée de l’Ubaye, dans un large bassin où prospèrent
vergers et prairies. Comme chaque année, l’organisation fut irréprochable et
la beauté sauvage des montagnes alpestres ravit l’ensemble des participants.
La
première escapade conduisit les cyclistes marmots sur la Route des Grandes
Alpes vers le Col de Vars qui culmine à 2109 m d’altitude. Entre les Cols
d’Allos et d’Izoard, il fait partie de la trilogie du sud, la grande étape
alpestre où brillèrent Bartali, Coppi, Robic, Bobet et bien d’autres.
L’ascension débute en pente douce le long de l’Ubaye qui en cette fin août
n’a de torrent montagnard que le nom ! C’est après le défilé du Pas
de la Reyssole que les choses sérieuses commencent avec des pentes à 7%.
Au-dessus de St Paul-sur-Ubaye, des « demoiselles coiffées »
saluent le passage virevoltant des plus alertes, plus poussif des moins entraînés
et à partir de Mélézen, c’est de courage et de patience qu’il faut
s’armer pour vaincre les 4 derniers kilomètres qui présentent une pente régulière
à 10% ! Le sommet à 2109 m offre un joli point de vue sur les montagnes
environnantes. Cette mise en jambes, parcourue sous la chaleur, en surprit
quelques-uns, mais une bonne nuit à 1150 m d’altitude les requinqua pour la
sortie du lendemain qui proposait 2 cols dépassant les 2000 m : la
Cayolle et Allos.
Sous
un temps incertain, les premiers tours de roues emmenèrent les membres du Vélo
d’Olt sur une route étroite et sinueuse qui s’enfonce dans les très belles
gorges du Bachelard pour pénétrer au cœur du Parc National du Mercantour. La
pente irrégulière ne présente pas de pourcentages insurmontables jusqu’au
hameau de Bayasse. Mais après le passage d’un petit pont sur le torrent, une
série de 3 ou 4 lacets vient signifier que l’on entre véritablement dans la
haute montagne. Le profil s’accentue de plus en plus, les marmottes
accompagnent de leurs sifflements la progression des …Marmots, la route côtoie
tour à tour les cascades et les alpages et après quelques kilomètres à 8% ou
plus, le col est enfin atteint au terme d’une ascension de 31 km. A 2326 m
d’altitude, on apprécie le panorama sur les Alpes du Sud avec notamment le
Mont Pelat qui domine la région de ses 3051 m. Le pique-nique dans une combe
abritée quelques kilomètres en contre-bas laissait présager une sieste réparatrice
lorsque la météo, jusque là clémente, contraria les plans des escaladeurs
qui, sous l’averse, durent regagner leur hébergement, renonçant par là-même
à l’ascension tant attendue du Col d’Allos !
Heureusement,
le lendemain matin, un ciel parfaitement dégagé dévoilait les sommets voisins :
il ne restait plus qu’à les conquérir !!! A ce petit jeu, les membres
du Vélo d’Olt, insatiables, ne choisirent pas la facilité, attaquant ni plus
ni moins la plus haute route d’Europe qui allait les conduire à plus de 2800
m d’altitude ! Le Col de la Bonette-Restefond, 24 km d’ascension, 1600
m de dénivelée, près de 7% de moyenne, 15% maxi, c’est du costaud, c’est
pour les Marmots ! La sortie débute par une nécessaire mise en jambes au
Nord de Barcelonnette, le long de l’Ubaye, puis à Jausiers, on oblique vers
l’Est pour remonter le torrent de Glapouse. La route en lacets s’élève
rapidement et la pente régulière permet à chacun de trouver son propre rythme
de pédalage. Au fur et à mesure de la montée, la vue se dégage sur la vallée
de l’Ubaye, puis, après avoir serpenté au milieu des alpages où paissent en
toute liberté les troupeaux de moutons, on arrive à 2350 m d’altitude au Lac
des Essaupres. Les montagnes rocailleuses se mirent dans ses eaux limpides. Le décor
devient de plus en plus austère et aride et les baraquements militaires de
Restefond, ensemble fortifié par Maginot dès 1931, viennent rappeler que cette
route fut, non loin de la frontière italienne, une voie stratégique où circulèrent
les troupes espagnoles au XVIIIème siècle et plus récemment les armées
allemandes. Le sommet, âpre, désolé et… venté, atteint après une ultime
rampe à 15%, dévoile un panorama grandiose sur le Queyras, le Mont Viso en
Italie, le Pelvoux et la plupart des massifs des Alpes du Sud. C’était la
plus haute ascension d’Europe, elle valait vraiment la peine !
Hélas,
il fallut bien revenir sur terre, l’heure du départ avait sonné !
C’est la tête remplie des images féériques de la montagne que les membres
du Vélo d’Olt et leurs compagnes reprirent la route de l’Aveyron. Pour
2006, il sera difficile de faire aussi bien, mais, sait-on jamais !!!
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